L’économie russe pourrait reculer de 6%

Ajoutée à l’impact de l’épidémie liée au coronavirus, la chute des cours du brut va plonger l’économie dans le rouge, a averti vendredi la banque centrale russe. L’institution monétaire s’attend à une baisse d’au moins 4 %, voire 6 %, du PIB en 2020.

L’épidémie «menace principalement la vie et la santé humaines» mais elle a un impact «tout aussi dangereux» sur l’économie, a résumé jeudi le président Vladimir Poutine.

Les mesures de confinement prises depuis le 28 mars ont mis l’activité économique à l’arrêt. La Russie, très dépendante de ses exportations de brut, est aussi très touchée par la crise sans précédent du marché pétrolier. Le brent, qui s’échangeait vendredi autour de 22 dollars le baril, a cédé près de 70 % depuis début janvier. Le baril de WTI, l’autre grande référence internationale, est, lui, passé temporairement en terrain négatif en début de semaine.

Les exportations russes devraient s’effondrer en 2020. Elles ne dépasseront pas 250 milliards de dollars alors qu’elles s’élevaient à 419 milliards en 2019

Selon la banque centrale, le prix moyen du baril de pétrole «Oural», ressource clé du pays, devrait être de 27 dollars cette année, soit bien moins que les 55 dollars prévus précédemment. Il devrait se reprendre à 35 dollars en 2021 et à 45 dollars en 2022.

Le pétrole a entraîné le rouble dans sa chute. La devise russe s’est désormais stabilisée, à environ 74 roubles pour 1 dollar et 80 roubles pour 1 euro, notamment grâce aux importantes ventes de devises étrangères effectuées depuis plusieurs semaines par la banque centrale.

Mais les exportations russes devraient s’effondrer en 2020. Elles ne dépasseront pas 250 milliards de dollars alors qu’elles s’élevaient à 419 milliards en 2019 et Moscou, prévoit l’institution, frôlera le déficit commercial.

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