Le premier des cinq pétroliers iraniens est arrivé au Venezuela

Le premier des cinq pétroliers envoyés par l’Iran vers le Venezuela pour lui fournir des carburants est arrivé lundi à la raffinerie d’un port vénézuélien, une livraison qui intervient en plein regain de tensions entre Téhéran et Washington.

« Photos de l’arrivée du premier navire, le +Fortune+, à notre raffinerie d’El Palito », a écrit le ministre vénézuélien du Pétrole, Tareck El Aissami, sur Twitter, avec une photo du pétrolier à quai. « Nous continuons à avancer et à VAINCRE!! », a-t-il ajouté.

Un collaborateur de l’AFPTV présent a confirmé l’arrivée du pétrolier.

La raffinerie d’El Palito se trouve à proximité de Puerto Cabello, dans l’Etat de Carabobo, à environ 200 km à l’ouest de Caracas.

Le Fortune était entré samedi soir dans les eaux du Venezuela et il avait été escorté par des navires militaires vénézuéliens.

L’arrivée sur les côtes vénézuéliennes des quatre autres navires, –le Forest, le Petunia, le Faxon et le Clavel– est prévue dans les prochains jours.

Dans la matinée de lundi, la Marine vénézuélienne a annoncé que le Forest venait d’entrer dans les eaux territoriales du pays sud-américain. Des navires militaires « escortent le deuxième navire iranien +Forest+ », a-t-elle précisé sur Twitter.

Selon le site Marine Traffic qui suit les mouvements de navires à travers le monde, le Forest se trouvait dans la matinée au large de l’île vénézuélienne de Margarita.

Cette flotte de cinq navires transporte quelque 1,5 million de barils de carburant et de dérivés entrant dans la production d’essence, selon des informations de presse.

Téhéran a mis en garde ces derniers jours contre des « conséquences » si les Etats-Unis empêchaient la livraison de ses produits pétroliers au Venezuela, où les pénuries de carburant se sont aggravées depuis le début de la pandémie de coronavirus.

Washington, qui qualifie le président socialiste Nicolas Maduro de « dictateur » et souhaite sa chute, a imposé des sanctions sur les exportations de brut du Venezuela et de l’Iran, ainsi qu’à l’encontre de nombreux responsables gouvernementaux et militaires des deux pays.

Le Venezuela possède les plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde mais sa production est en chute libre.

Caracas estime que les sanctions américaines sont responsables de cet effondrement. Des experts et l’opposition autour de son chef Juan Guaido l’attribuent à des choix politiques erronés, au manque d’investissement et à la corruption.

L’Iran a manifesté de nombreuses fois son appui à Nicolas Maduro, qui est aussi soutenu par la Russie, la Chine et Cuba.

Les étroites relations entre Caracas et Téhéran datent de l’époque du défunt président Hugo Chavez (1999-2013), mentor et prédécesseur de Nicolas Maduro.

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