L’Algérie accorde un intérêt particulier à l’action humanitaire et s’attèle à la promouvoir

 

Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Belkacem Zeghmati a affirmé jeudi à Alger que l’Etat algérien accordait un intérêt primordial à l’action humanitaire au sens large du terme et s’attèle toujours à la promouvoir.

Intervenant lors des travaux de la Journée d’étude sur « Les conséquences de la crise en Libye sur la situation humanitaire dans la région », Zeghmati a précisé que « la position de l’Algérie a été prônée et répétée à maintes reprises par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune ».

Une position, a-t-il ajouté, qui « émane des acquis révolutionnaires de l’Algérie suite à sa longue résistance contre l’occupant, et découle de sa loyauté et de ses engagements internationaux ».

« Ce rendez-vous est particulièrement important, car traitant un sujet fort sensible eu égard à la conjoncture par laquelle passe la région arabe », a assuré le ministre, expliquant que cette journée intervient « au moment où le monde connait des perturbations politiques et socio-économiques qui n’étaient pas sans incidence sur le déclenchement de plusieurs conflits armés, voire des troubles internes ici et là dans le monde notamment dans la région arabe ».

Relevant que les principes de la loi internationale, des droits de l’Homme et du Droit international humanitaire (DIH) sont bafoués dans nombre de ces conflits, le Garde des sceaux a affirmé que l’Etat algérien œuvrait « devant la violation des dispositions du DIH en périodes de paix et de guerre, pour attirer l’attention sur l’impératif respect de la souveraineté des pays, de la non-ingérence dans leurs affaires internes, de la résolution des conflits armés par les voies pacifiques et du traitement d’égal à égal entre les pays, conformément aux dispositions de l’article 2 de la charte des Nations-Unies ».

« L’appel de l’Etat algérien découle des principes mêmes du Droit international qui accorde aux pays le droit de défendre leur sécurité et leur intégrité territoriale, par souci de préserver les droits de leurs citoyens et rétablir leur sécurité, étant partie intégrante de la paix internationale stipulée dans chapitre sept de la charte des Nations Unies », a soutenu Zeghmati.

Et d’ajouter que « le non-respect des principes et règles fondamentales, consacrés en temps de guerre, est la raison principale de la prolifération des tensions et des situations d’insécurité, ayant mené aux tragédies auxquelles nous assistons aujourd’hui, telles le phénomène de migration, la prolifération des armes en tous types, la prolifération du phénomène de mercenariat, la traite humaine, le trafic de stupéfiants, la violence, le terrorisme et le crime transfrontalier ».

S’adressant aux participants aux travaux de la Journée d’études, Zeghmati a appelé à l’intensification du nombre d’intervenants dans le domaine humanitaire, parmi les associations du Croissant-Rouge, de la Croix-Rouge et des Comités nationaux.

La crédibilité dont jouissent les travailleurs dans le domaine humanitaire les habilitent à constituer une force de pression sur les parties au conflit pour les amener à assoir la paix, a-t-il souligné.

APS

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