Avoir trop de pensées négatives peut provoquer la maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer est une maladie dégénérative qui se traduit par une perte graduelle de la mémoire et des troubles des fonctions exécutives et de l’orientation spatio-temporelle. 

Certaines personnes ont tendance à ruminer et à sombrer dans des idées toxiques et pessimistes. Généralement, ce processus mental inconscient engendre un stress intense qui peut se manifester de plusieurs manières différentes au quotidien. Ces pensées négatives peuvent revenir un boucle, telles un disque rayé, et ancrer dans notre esprit de fausses croyances qui façonneront notre présent.

Mais outre le fait d’altérer notre bien-être, une étude révèle que ces pensées parasites peuvent également augmenter le risque de souffrir de la maladie d’Alzheimer.

Les pensées négatives et le risque d’Alzheimer

Selon une étude publiée dans la revue Alzheimer’s and Dementia, des pensées négatives récurrentes peuvent engendrer des troubles mentaux susceptibles de provoquer la maladie d’Alzheimer. De nos jours, la corrélation entre les émotions et certaines douleurs et maladies physiques est désormais connue de tous. Les médecins évoquent alors le terme de “maladies psychosomatiques” pour désigner un ensemble des troubles qui n’ont aucune cause physiologique et qui ont pour origine le psyché de l’individu.

Mais dans cette nouvelle étude, les scientifiques ont tenté de valider une théorie appelée “dette cognitive”. Cette dernière correspond à l’impact des pensées négatives et des états mentaux sur les risques de démence et de déficience cognitive. Pour aboutir aux résultats, les chercheurs ont analysé pendant deux ans la psychologie de 360 personnes de plus de 55 ans.

Pendant toute la durée de l’étude, les participants devaient répondre à des questions relatives à leur façon de gérer leurs expériences négatives, de ruminer le passé ou encore de s’inquiéter pour l’avenir. Ils devaient également effectuer des tests pour que les chercheurs décèlent d’éventuels symptômes liés à la dépression et à l’anxiété. Ensuite, leur mémoire, leur attention, leur orientation dans le temps et dans l’espace ainsi que leur langage devaient être évalués.

À la fin de la période de l’étude, les résultats ont indiqué que les personnes qui avaient des pensées négatives récurrentes étaient sujettes à un déclin cognitif dans certains fonctions telles que la mémoire épisodique et la cognition globale. “Parallèlement à d’autres études qui relient la dépression et l’anxiété au risque de démence, nous nous attendons à ce que les schémas de pensée négatifs chroniques sur une longue période puisse augmenter le risque de démence”, indique Natalie Marchant. Elle souligne néanmoins que bien que l’hypothèse se penche sur l’impact des pensées négatives sur les risques de démence, notamment alzheimer, l’inverse pourrait également s’avérer possible. Cela signifie que les personnes dont l’état de santé s’aggrave pourraient également être plus susceptibles de succomber aux pensées négatives. “A ce stade, nous sommes incapable de savoir lequel vient en premier”, conclut la chercheuse.

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